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Vos témoignages

photo de AIME Vincent

AIME Vincent

Croisière du 1°Mai 2018 sur Pen-Duick VI : Vincent Aimé

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Bonjour à tous et toutes,

Tout d'abord un énorme merci à l'Association, à tous ceux qui se battent au quotidien pour que l'Association perdure et grandisse,
aux équipages professionnels qui font un travail fabuleux, ainsi qu'à Odile pour son implication et son aide.

Ce fut une superbe croisière, menée par un équipage super pro, complice et complémentaire, un grand merci à Simon, Laurent et Tim. Il y a eu du vent, une mer restant très agréable permettant au bateau d'aller vite, des grands bords de près où on sentait toute la puissance de ce bateau mythique, deux escales Sainte-Marine et l'île de Groix qui furent très agréable avec des soirées très conviviales à bord du bateau. Un moment d'anthologie, le bord de spi. Pour moi envoyer un spi de Pen Duick VI avec un équipage d'amateurs (au sens noble du terme) relève de l'exploit, n'oublions pas que ce bateau a été conçu pour un équipage de quatorze équipiers. La grande maîtrise et la pédagogie de nos trois marins ont rendu ça possible.
J'avais dix-sept ans quand Eric à remporté cette fameuse transat sur Pen Duick VI, outre la performance, ce fut une aventure hors normes, un homme, un bateau, un océan...
Pour le jeune homme passionné de voile et de mer que j'étais, cet exploit et ce bateau ont pris une dimension qui est restée aujourd'hui aussi intense qu'à l'époque.
Vivre et naviguer sur Pen-Duick VI pendant trois jours a été très intense. Partager ces moments tous ensemble restera un instant de vie précieux.

Vincent Aimé



photo de Peron Michel

Peron Michel

Mon récit après la navigation lors de l'AG du 28/04/2018 : Michel Peron

Participer à l’assemblée générale de l’Association Éric Tabarly est toujours un plaisir pour moi. C’est l’occasion d’avoir des nouvelles sur l’Association depuis le salon nautique, sur les projets, de partager un moment de convivialité et surtout si on s’est inscrit, d’aller naviguer sur les Pen Duick. Cette année encore j’avais choisi Pen Duick VI. On m’avait inscrit à la rotation de 16h30, à l’heure dite je me suis rendu au ponton où se trouvait le bateau. Après être monté à bord, l’équipage du bateau s’est présenté et m’a demandé d’enfiler un gilet de sauvetage puis le skipper a demandé aux personnes de l’association, qui comme moi partaient pour une petite navigation d’aider lors des manœuvres. Durant la sortie de la rade nous avons établi toute la voilure et dès le passage de la citadelle le vent est rentré et le bateau a gîté. La mer était belle avec du vent et le soleil était présent. Pen Duick VI naviguait tantôt auprès de Pen Duick II, de Pen Duick III ou de Pen Duick V. C’était grandiose de voir ces voiliers naviguer.

Au retour vers la base le bateau gîtait moins c’était merveilleux. Pen Duick VI est puissant, il a regagné le ponton accompagné des autres Pen Duick. Une fois à quai, j’ai rendu mon gilet, salué l’équipage et quitté le bord un peu triste mais avec des images plein la tête. Je pensais que nous étions un certain nombre de personnes pour manœuvrer le voilier alors qu’Éric était seul à la manœuvre en 76.

Michel Peron

 



photo de TISON JEAN-CHRISTOPHE

TISON JEAN-CHRISTOPHE

Assemblée générale 2018 : Jean-Christophe Tison

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Je voulais juste adresser mes remerciements pour cette journée "Assemblée générale 2018", merci à tous, je suis nouveau au sein de l'association, mais aujourd’hui j'ai vécu un moment intense, un rêve d'enfant, barrer un Pen Duick!!!!!
J'aurais bien gardé la barre plus longtemps!!!!!

Alors longue vie aux Pen Duick, et longue vie à cette Association, et merci à monsieur Eric Tabarly.

 

Jean-Christophe TISON



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Croisière du Fastnet : récit de Marie France de La Cochetière

Assemblée générale 2018 : Jean-Christophe Tison

Fastnet                        29 Juillet- 6 Aout 2017

 

Comment vous raconter cette belle histoire :

Il y a un bateau,

Il y a des hommes,

Il y a des rêves,

Et une danse de mots.

 

Samedi 29 Juillet

PenDuick VI sagement le long du quai, attend ses 11 nouveaux réveurs. Je suis avec Olivier, nous retrouvons Simon et Antoine. Les autres font connaissance. L’excitation du départ grandit. Certains rangent, d’autres lavent, lovent, ou simplement sourient.

Toute première manœuvre, nous faisons du fioul. Le ciel est noir au nord, bleu au sud, les nuages éffilochès. Quatre cygnes blancs survolent le bateau. Antoine me tend un pare battage pour aider à la manœuvre ; Ouf ! j’ai failli passer par-dessus bord, entrainée par le poids…

Nous revenons au ponton pour attendre Yves  ; La manœuvre n’est pas simple, le vent sud sud ouest joue avec le bateau. Plus tard, Yves  fera pardonner son retard en nous offrant de délicieux gâteaux secs et chocolats ! Denis vient sur le ponton, nous souhaiter bonne mer.

14h30, nous sortons du port de Lorient par la passe sud, en 4 virements de bord. Cap ouest, Groix puis les Glénan, sont laissés à bâbord. La houle s’intensifie. Les visages verdissent. Dauphins et Marsouins nous accompagnent un moment. Le bateau s’ébroue, tape, se détend, enfin à son affaire. Mais les cœurs se soulèvent, l’amarinage est violent. Les quarts sont distribués , Simon est toujours en éveil, vigilant , puis 1)  Jean Yves, Fred, Eric T, Michel P, Eric L, 2) Olivier, Michel B, Thierry, Fabien, 3) Antoine, Marie France, Yves, Jacques.,

Dimanche 30 juillet

Le bateau marche au près, gite à 45°, 4 heures du matin, il faut se lever et s’habiller dans le noir. Quelques bosses plus tard, lever du jour au large de Ouessant, puis le rail et son cortège de porte-conteneurs, 6 à la montée, 4 à la descente. Jean Yves a la bonne idée de cuisiner des œufs brouillés aux oignons. Certains demandent grâce, quand d’autres se régalent. Pen Duick  sourit et joue dans les vagues, pas très content que l’on ait pris un ris dans la grand voile. 11 nœuds de vent, j’ai pu prendre la barre, Antoine à mes cotés; Quelle émotion ! Pen Duick se fait charmeur, mais vite se lasse de ces mains trop douces. Deux embardées plus tard, Antoine a repris le contrôle et Pen Duick boudeur, se met à jouer avec les dauphins.

La journée s’étire, les nuages passent, laissant parfois deviner le bleu du ciel, la mer est agitée, nous gardons la même allure. Plus nous montons vers le nord, plus nous croisons des oiseaux, Fous de Bassan, adultes ou de l’année, Fulmars boréals, Puffins majeurs.

La nuit est froide, humide. Une vague coquine jaillit du hublot, pourtant bien fermé, et inonde ma bannette, Clin d’oeil de Pen Duick pour tester mon endurance ? je choisi de rire et de changer de chaussettes….

Lundi 31 Juillet

7h30, la cote d’Irlande est en vue. Mer belle. Pen Duick se laisse barrer, docilement. Antoine me propose son assiette de poids cassés et œufs brouillés, trop sympa mais trop copieux pour moi. A l’entrée du chenal Simon prend la barre. Pen Duick se glisse dans la baie, et, doucement va s’amarrer au ponton. Les verticales reprennent leur place, les horizontales réapparaissent. Il semble que seule ma tête reste en vadrouille !

Une lumière étrange, presque aquarellée, fait surgir les champs de chaume et ondoyer les prairies. L’odeur de l’Irlande ici, est celle de la pluie et de l’herbe mouillée.

Des Fous de Bassan plongent dans le port ; deux phoques nagent au milieu des bateaux amarrés. Un grand héron gris viendra pécher de nuit, près de la lumière du ponton.

Pen Duick toussote, il faut pomper l’eau des cales et faire un bon nettoyage après ces 42 heures d’effort, ces 350 miles à 10-12 nœuds de moyenne.

Puis vient le bonheur simple d’une longue douche et d’un vrai thé chaud pour certains, ou d’une bière pour d’autres. Sur le ponton nous rencontrons d’autres équipages : L’un vient de Granville, l’autre de Cork, le troisième des Scilly. Un Colin Archer Stavanger s’est mis à couple. C’est un vieux bateau conçu pour sauver les pécheurs norvégiens. Il appartient à un couple avec leur bébé, ils font du charter. Nous discutons beaucoup, rêves entrecroisés, expériences partagées. Tous viennent s’abriter du coup de vent. Car la météo est mauvaise. Adieux Scilly, nous ne pourrons pas y aller cette fois ci. Pen Duick n’ira pas non plus à Baltimore. L’équipage bougonne, Pen Duick rouspète, Simon, philosophe, nous prévient que nous ne sommes pas une « Costa croisière » !! Nous prendrons la mer vendredi matin.

Le coup est dur, mais incontournable. En attendant les estomacs crient famine. Nous nous retrouvons tous au plus fameux « fish and chips » de Kinsale, face à une bière locale au gout de malt avec un arrière-gout de citron vert, et devant une assiette de frites et un morceau de morue frit! Imaginez 12 bonhommes et deux femmes, affamés et fourbus, bruyants et joueurs, cela est très sympa mais pas très discret !

Nous sommes restés trois jours, le temps de nous connaitre, de marcher dans Kinsale, de lire tranquillement, de recoudre mon ciré, de louer une voiture pour certains et de partir en stop pour d’autres. Je fus de ces derniers. Marcher le long des routes irlandaises n’est pas facile, mais si vous ajoutez les chaussures de pont et les averses de pluie, cela devient héroïque ! Et pourtant que de gens gentils, rencontrés au fil des méandres de la route ! l’un s’est même arrêté à notre hauteur pour s’excuser de ne pouvoir nous prendre ! l’autre a fait 15 km de plus pour nous montrer une belle vue et nous lâcher dans un emplacement correcte. Enfin, le chauffeur de bus nous a pris en stop pour nous ramener sains et saufs au bateau et ainsi quêter un peu de rêve.

Ces jours passés à Kinsale furent riches en aventures insolites. Un soir, nous dinâmes à bord de cotes de moutons ; les 14 membres de l’équipage réunis dans un si petit volume, c’est un des miracles de Pen Duick. Ce soir là, la tempête faisait rage.

Le dernier soir nous nous sommes retrouvés, tous les 14 dans un pub irlandais ; Imaginez une maison ancienne, des murs blancs, le plafond bas, des marches, des poutres et des recoins, une foule rieuse; Voyez l’orchestre composé d’une femme et de son violon, d’un homme et de son accordéon, et d’un garçon et de sa voix. ;  Ecoutez les chants irlandais ; Percevez l’atmosphère, les verres de bière et la joie de se trouver là. Et puis, quelqu’un a proposé que les « frenchies » chantent à leur tour. Il y eu une seconde de flottement, un silence, puis Antoine s’est tourné vers nous et a commencé à chanter la marseillaise ! Nous avons tous chanté à pleine voix. Ce fut incroyable et magique.

Vendredi 4 Aout

Départ à 7 heures, grand voile et trinquette. Nous longeons la cote. A 18heures nous doublons le Fastnet ! vent 5 Beaufort, belle lumière, nombreux vols de Fous de Bassan, 7 oiseaux en ligne, les adultes entourant les jeunes, pour leur apprendre à voler au ras des vagues. A bord, c’est la joie ! les hommes boivent une bière sortie on ne sait d’où, nombreuses photos souvenirs , en oubliant les deux femmes du bord. Sans rancune, les hommes, l’instant était magique !

Pen Duick est heureux, il jubile et glisse sur la houle. Il semble qu’il retrouve ce pourquoi il fut construit. Il parle à son ami, le vent, et nous offre un bord «  grand largue », sous spi, qui nous aménera au large de Sein ! Le rythme est pris, les quarts se succèdent. Nous formons un véritable équipage soudé. Nous marchons à 8-10 nœuds, avec une pointe à 16 nœuds 4. A un moment, je prends la barre , je ne peux la tenir qu’à peine 5 minutes , mais quel moment inoubliable ! je perçois ce qu’est la course au large. Pendant le quart de nuit, 23 heures – 2 heure, la mer est belle, légèrement formée, la lune est splendide, de nombreux dauphins nous suivent.

Dimanche 6 Aout

Le vent est tombé quand nous avons dépassé Sein. Simon doit être à quai ce soir. Nous mettons le moteur. De nombreux dauphins jouent avec le bateau, longtemps, à la pointe de Penmarch, il y a une grosse méduse blanche.

Nous dépassons les Glénan. A bord, chacun reviens vers lui-même, le téléphone à l’oreille. Nous ne fumes un équipage que trois jours,

Alors, Pen Duick va nous faire un dernier cadeau . Le vent se lève légèrement, Antoine en profite pour hisser le grand spi de 350m2 et le trinquette de spi, puis à l’entrée du chenal, Big boy ! Pen Duick est un pur sang, Antoine et Simon l’ont bien compris en nous offrant ces derniers bords.

Enfin ce fut le quai, le nettoyage, le pot d’adieu.

Encore un mot sur Fabien, qui nous a accompagné de son large sourire malgré un cœur au bord des lèvres, et sur la cuisine du bord.  Il y eu des surprises : un matin j’étais ravie de trouver du sirop d’érable sur la table, un peu liquide peut-être. Et sur la tartine, Il s’est révélé être du cognac !

Chacun a fait de son mieux pour cuisiner un plat ou une grosse salade, dans un environnement oblique, à la Boris Vian ! Mais le meilleur fut incontestablement Antoine,. En mélangeant épices, légumes et viandes, il nous a régalés.

Pen Duick est parti pour de nouvelles aventures, et nous, équipage d’un moment, nous sommes comblés.

 

Marie-France

 



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Croisière du Fastnet : témoignage de Michel Bachellerie

Assemblée générale 2018 : Jean-Christophe Tison

Croisière du Fastnet

Bonjour à tous,

 

Cette semaine aura été pour moi placée sous le signe de la rencontre; Des gens extraordinaires, j'y reviendrai, un bateau mythique porteur d'une âme, d'une présence permanente qui, il y a fort longtemps a suscité la passion de la voile et de la mer qui est la mienne.

 

Une semaine de bonheur, vous savez tous ces petits moments qui font que la vie est belle, comme on en souhaite à tous! Le départ se fait sur les chapeaux de roue coté météo. Elle en a "fatigué" plus d'un lors de la montée, mais quelle belle navigation! Les dauphins, la nav de nuit toujours passionnante, les milles qui défilent, les manœuvres certes peu nombreuses mais intenses et l'arrivée à Kinsale le lundi matin, grandiose encadrée par les deux forts qui semblent nous faire la haie d'honneur, quel spectacle!.

 

Et puis il y a les rencontres; Simon et Antoine, le patron et son bosco qui pourraient être mes enfants mais qui pendant la semaine seront "des pères" pour nous. Toujours attentifs et bienveillants, lesmanoeuvres sont expliquées et réalisées dans le plus grand calme avec une efficacité certaine. Je vous l'ai dit, je l'écris, chapeau bas et grand respect pour vous les jeunes, Pen Duick est entre de bonnes mains. Je n'oublie pas Fabien et sa bonne humeur qui tient toute sa place dans l'équipe du bord. Mon cher "Jar-Jar" nous avons partagé nos quarts avec Olivier et Thierry , ce fut un grand plaisir (Ah! les sardines chip's à 5h du mat en mer d'Irlande).

 

Les rencontres enfin des 10 équipiers avec lesquels j'ai partagé cette aventure humaine conviviale et enrichissante. Pas un mot plus haut que l'autre, des échanges denses et parfois enflammés pour 10 personnalités plutôt fortes mais la constante fut partage, plaisanterie et bonne humeur.

 

Coté anecdote, le chant des frenchies au "Kitty o se's" fut un grand moment.

 

Notre immobilisation à Kinsale pour cause de météo aura permis à certains de découvrir des paysages irlandais de toute beauté (je pense ici au parc national de Killarney, Baltimore et autres trésors rencontrés).

 

Et puis le jeudi soir la bonne surprise de Simon qui durant nos trois jours à Kinsale a scruté et décortiqué les infos météo afin de trouver une fenêtre qui nous a permis de repartir via le caillou mythique tant espéré. C'est avec une bonne brise et quelques virements que nous avons parcouru les 35 nautiques pour tourner "THE FASTNET" vers 17h30 vendredi. La cerise sur le gateau! Nous l'attendions tous, nous y sommes! Certains avaient anticipé, une dernière bière de Kinsale sortie d'on ne sait où a permis de  fêter dignement l'évènement. Manoeuvre pour établir le spi médium, cap sur Lorient, quasiment un bord et c'est avec le big boy en plus que nous croisons Les glénans et Groix. Beaucoup de bateaux se détournent pour venir saluer Pen Duick 6. Je mesure combien nous devons faire d'envieux.

 

Comme tu l'as dit Denis, nous sommes des veinards, je me sens même très privilègié et j'en mesure le sens. C'était pour moi la découverte des navigations au sein de l'association, ce fut à la fois grandiose et magique!

 

Simon, Antoine, Fabien, mes potes d'équipage, Denis et toute l'association je termine d'un mot: MERCI!

 

Amitès à tous,

 

Michel Bache dit "Bobo"



photo de Bayon Olivier

Bayon Olivier

Embarquement sur Pen Duick VI

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Les 4 et 5 juillet, un équipage de la Résidence de Rumain a gagné ses galons de matelot qualifié en embarquant à bord du célèbre voilier, sur lequel Eric Tabarly triompha lors de la Transat Anglaise de 1976. Pen Duick III, un autre voilier mythique, naviguait également à nos côtés.
Gaëlle, Cédric, Sébastien et Ludovic, accompagnés d’Olivier, ont pu profiter d’une incroyable croisière qui les a menés jusqu’à Belle Ile en Mer. Et ils n’étaient pas seuls à bord, car en plus d’un équipage professionnel, ils étaient en compagnie de travailleurs de l’ESAT Alter Ego de l’ADAPEI 56 et de jeunes de l’IME Bordage Fontaine, de l’ADAPEI 49.
La première journée, marquée par l’absence de vent, a été l’occasion de découvrir les rudiments de la navigation avec les cartes marines et les instruments, ainsi que l’art noble des nœuds marins.
L’escale Belle Iloise s’est avérée festive, et l’équipage a pu profiter des 22 mètres de pont pour manger et faire la fête.
Après une nuit de repos dans le confort spartiate du navire de course, les marins se sont mis à la manœuvre, hissant les voiles sous un ciel changeant, chargé de grains et de goélands : cap au nord, vers Lorient.
« Ouh ! ça penche ! », dira Cédric, impressionné par les 36 tonnes qui s’élancent en fendant les vagues.
Aux abords de Lorient, porte de départ jadis de la route des Indes, nous sommes accueillis par le Pen Duick, le bateau originel, connu comme étant le voilier le plus photographié dans le monde.
Au bilan : des sourires radieux, du sel dans les cheveux et le teint hâlé des capitaines aux longs cours. Les souvenirs de ces moments de mer, de ces rencontres fraternelles, seront présents pour longtemps dans les mémoires.
« A refaire ! » diront Gaëlle et Cédric.
« Je ne connaissais pas la vie sur un voilier. C’était bien ! » Ludovic
« J’aimerais bien refaire l’année prochaine » Sébastien
Un grand remerciement à la Fondation Banque Populaire Atlantique qui nous a généreusement permis de vivre ces moments intenses. Rendez-vous cet automne, pour la projection du film réalisé par Clément, le vidéaste du service communication de la Fondation.
Info partenaire : http://www.fondation-bpatlantique.com/



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BOURGEOIS Jean-Marie

Souvenir du convoyage Brest -> Lorient

Je reviens d'un tout récent convoyage sur Pen Duick VI entre Brest et Lorient (5 et 6 mai 2015).

Ce fut une magnifique sortie par 35/40 nds de vent et creux de 4/5 m à la sortie du goulet de Brest, faiblissant progressivement à 20 nds jusqu'à Lorient.

Quel bateau, un vrai camion dans la plume, sûr, raide à la toile !

Quel skipper ! Merci à Philippe et à son équipage pour leur accueil et pour leur connaissance du bateau et les prises de risque réfléchies quant au choix de la garde robe (trinquette + GV + foc d'artimon + artimon, tribord amure au largue au passage du Ras de Sein jusqu'aux Glénans).

J'ai continué à m'initier à la barre à roue par gros temps, habitué que je suis des barres franches... c'est bien différent !

J'en redemande mais hélas je n'habite pas Lorient !!!

Très sympathique accueil d'Odile à Lorient.

Bref un grand merci à tous et j'attends de pouvoir trouver le temps de renouveler cette belle expérience.

 

Jean-Marie Bourgeois



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Souvenir de "Tonnerres de Brest 2012"

Souvenir du convoyage Brest -> Lorient

Souvenir de « Tonnerres de Brest 2012 »

 

La nostalgie n'est toujours plus ce qu'elle était...

 

Le 19 juillet, 8 h 30, au pied du château. RDV sur invitation de la BPO pour la régate 2012 BREST DOUARNENEZ. 9 h embarquement sur les plus mythiques des bateaux de l'armada :

LES PEN DUICK :

 

PEN DUICK superbe, et déjà les souvenirs.

PEN DUICK II, la transat 1964, la victoire d'ERIC TABARLY, le JT, la légion d'honneur en reconnaissance de la FRANCE et du GRAND CHARLES (là je corrige, du Président DE GAULLE; en 1964!), la notoriété des courses transocéaniques

PEN DUICK III, racé, ses deux mâts, les victoires dans les courses anglaises, les JT, à la barre en 2008 à BREST, puis la parade jusqu'à DOUARNENEZ déjà grâce à la BPO, le retour sur BREST avec Jacqueline TABARLY, une grande Dame, l’association.

PEN DUICK V, ses ballasts, la victoire dans la transpacifique (en1969 ???...j'ai oublié...), les JT

PEN DUICK VI, sa quille en uranium, le JT et la bâche, 1974 les deux démâtages, les JT et leurs « commentaires », puis le départ de la TRANSAT 76, les JT, puis la victoire, surprenante, resplendissante. Le JT et Le commentaire du vainqueur. La rade en mai 2012(la BPO aussi)...

 

Quelques secondes tout cela, et déjà le commandant nous autorise la montée à bord de PEN DUICK VI : Jacques, nous présente son équipage, peu nombreux, peu prolixe mais sympa. Et c'est le départ! Une myriade de bateaux s'élance vers le goulet puis Pen Hir. Entre le Monument des Français Libres et l'Abeille Bourbon qui nous salue de ses motopompes, magnifique! Et sous le soleil!, passé en tête, l'équipage se détend. C'est l'occasion de bavarder un peu, et d'évoquer, avec Denis et quelques autres, le capitaine mythique du navire : « savez-vous que c'est grâce à Eric TABARLY que j'ai péché un 11 en philo au BAC en 1976! En effet « l'épreuve » (dans tous les sens du terme) subie 6 jours après le départ de la transat avait pour sujet cette année-là « l'erreur d'aujourd'hui peut-elle devenir la vérité de demain »! Et que dire pour un potache sur un sujet pareil, ayant eu une courte sensibilisation à la philosophie du fait de l'absence quasiment toute l'année du professeur et plutôt enclin à suivre la préparation puis le départ de la transat, qu'à réviser sa philo ! PEN DUICK VI, avec ses problèmes de mâts présents, « l'erreur d'aujourd'hui », mais surtout sa prochaine victoire dans la Transat, « la vérité de demain », était l'exemple tout trouvé. TABARLY vainqueur avant la correction des copies, a ainsi permis à l'auteur d'un coup de poker prémonitoire de sauver sa note, le professeur correcteur saluant d'un coup de chapeau (une note honorable) la performance du vainqueur plutôt que la qualité de la copie ! Encore quelques mots sur la Citroën DS une voiture mythique pour un navigateur mythique, et c'était l'heure de l'apéro!

 

                                                                       A une prochaine fois

 

                                                                                  JB



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retour vers ...La Mecque !

Souvenir du convoyage Brest -> Lorient

RETOUR VERS LA MECQUE des PEN DUICK

 

 

Jeudi 8 Octobre 2009, MONSIEUR PEN DUICK VI quitte l’ombre de la tour Saint Jean et  le vieux port de Marseille sous l’œil bienveillant de la Bonne Mère perchée à 162 mètres au sommet de la basilique N.D.de la Garde.  « Môsieur » c’est encanaillé ces dernières semaines avec le gotha mondain de Cannes et St Tropez. Monsieur a besoin de quitter cette mare à canard qu’est la Méditerranée pour s’oxygéner les sinus dans son Atlantique qui l’a vu naître et qui lui a décerné ses plus belles victoires.

Nous sommes 14 à bord pour le servir :

 Il y a le grand Jacques, notre Skipper, qui nous fait sursauter à chaque commandement hurlé tous les jours à la même heure :  « Apéroooooo !!!! ».

Il y a Matthieu son second, le skipper DU Pen Duick, qui avec sa barbe ressemble étrangement à notre maître à tous, au barreur génial de tous les Pen Duick.

Il y a Laurent qui, embarqué 24h avant le reste de l’équipage, connaît immédiatement tout le bateau jusqu’à l’emplacement du moindre bout au fin fond d’un équipet (agaçant ce garçon alors que je n’ai pas tout compris après 15 jours passés à bord).

Il y a Yasmine, la jolie gamine du bord, qui, dans une démarche aérienne et toujours pieds nus, nous survole constamment de la proue à la poupe…un petit coup de winch à tribord, un p’tit bout à lover à bâbord.

Il y a Elvire qui comme sa consœur est partout à la fois, son appareil photo en bandoulière avec un gros objectif et plein de pixels dedans. Elle clicclac du matin au soir sur l’équipage, sur la mer, sur les dauphins, de la tête de mat à la cave etc… elle aurait même essayée, dit on, des photos sous marine dans le port de Lisbonne.

Et puis il y a nous, les vieux retraités (je n’ai pas dit vieux cons) que l’on utilise de temps en temps à la manœuvre.  Marc le proviseur qui nous raconte les tractations à se tordre de rire avec ses délicieux bambins et leurs parents pas plus fins. Il débarquera à Valence et sera remplacé par Martial, officier de la Royale, muni de grosses paluches bien pratique pour embraquer les énormes drisses ou écoutes. Eric qui nous a entraîné dans cette douce galère. Emmanuel qui ronfle presque autant que Laurent et qui a eux deux font trembler le grand mat. Joël que l’on chauffe constamment car à la vitesse où l’on avance c’est sûr, il va louper son avion à Cadix. Christophe que j’avais vu pour la dernière fois à 12 ans. Les cheveux en bouclettes et l’œil toujours aussi pétillant. Non, il n’a pas changé. Jacques toujours prêt à la manœuvre. Bernard, le cardiologue qui grâce à sa spécialité me refait mon pansement, cachant les 14 agrafes posées sur mon mollet aux urgences de Valence et Alain, pilote aéronavale, qui nous abreuvent de contrepèteries.

Dès la première nuit, au large de la Costa Brava, nous subissons un orage. L’éclair nous illumine exactement en même temps que le gigantesque coup de tonnerre. Nous assumons à 12 nœuds. La route se poursuit avec tout ce petit monde qui vaque chacun à ses occupations. 2 jours à Valence. Nous négocions un touch and go à Gibraltar avec notre skipper. Après avoir fait du fuel, nous nous faisons jeter comme des mal propre. Je subodore que ces sacrés Anglais n’ont toujours pas avalé la plus belle victoire du VI en 76, organisée par eux même et oserais-je dire pour eux même. J’étais moi-même dans la baie de Plymouth, à bord d’un minuscule sangria ce fameux 5 juin 76, à admirer le maître. Vous comprendrez pourquoi je suis d’autant plus ému d’être à son bord. Je leur laisserai dans leur marina un petit souvenir de ma fabrication. Yasmine est ma chef de quart. Dois-je vous avouez que par pétole, elle me propose gentiment : « Si tu veux allez te coucher » ? Et youp, je lance mes pieds dans mon duvet et pose ma tête sur le moteur qui ronronne. Délicieux petit moment grignoté au règlement du bord. Nous rentrons de nuit, vent debout et très fort dans le chenal de Cadix pour nous mettre à quai dans le port de commerce d’où nous nous faisons expulser. Je rêvais d’un tapis rouge et d’être reçu comme un VIP à chaque escale. Effectivement, je rêvais !

L’ensemble de l’équipage chausse enfin ses bottes peu avant Lisbonne…sauf moi. Je suis dans le carré et dans mon pyjama bleu (marine bien sûr). Tout en trempant ma tartine beurrée dans mon grand bol de thé, je les vois courber leurs têtes sous des hallebardes de flotte. Je suis bien. Un gros 6 et des vagues gigantesques  nous poussent rapidement dans le Tage. Le Doca d’Alcantara nous accueillera sous la ville de Lisbonne.

La force vive ayant débarqué, le VI, conciliant, rentrera sur un seul bord jusqu’à Lorient.

Merci à tous pour ce bon moment.

Amitiés.

Henry de Lavenne   



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"Quelle Finale" juillet 2014 de Philippe Segretain

Souvenir du convoyage Brest -> Lorient

                                                    QUELLE FINALE !

                   (Les Pen Duick, de Lorient à Bordeaux, Juillet 2014)

 

Deux /Zéro. Ambiance à « La Base » à Lorient, l’autre siège, très social, de l’association Eric Tabarly,  ce lundi 30 juin, soir de Huitième de Finale contre le Nigéria. Pourtant autour des tables animées, nous étions plusieurs à avoir décroché : certes le premier but… mais, après, les futurs équipages devaient bien se présenter, aligner les références, et permettre aux anciens de parler des Pen Duick aux nouveaux ; au risque de vous choquer nous fumes plusieurs à avoir loupé le deuxième but car nous parlions voile.

Beau départ groupé, histoire de respecter le rituel et le passage de la Citadelle, et puis très vite les options se dessinent, un équipage découvre le VI en laissant les  Birvideaux à tribord, et passer au moteur après  Belle Ile permet une prise en main du navire. Plus ambitieux le III laisse Belle Ile à bâbord, et nous avouera que, fiers de leur bord efficace, bâbord amures, force 3, 4  ils avaient dû aussi se résoudre, en fin d’après-midi, à terminer au moteur pour rejoindre Port Joinville, première escale commune à trois des cinq navires en route pour entretenir la flamme à Bordeaux. Le VI requiert le bassin à flot : fermeture 22h20, «  je vous laisserais un quart d’heure »dit l’agent du port. Le moteur vint en appui d’un fort correct bord bon plein, de ces thermiques de soirée de juin qui réveillent une journée  un peu calme. A 22h 35 la porte se refermait derrière le VI. C’était donc le soir qu’il fallait privilégier, et laissant Pen Duick, le II et le III, tenter les charmes d’Oléron par temps calme le skipper du VI propose une journée sur l’Ile d’Yeu et  un départ à 19h40.  L’air, NNE, était stable, le cap théorique au 145 permit l’envoi du spi et, dans la longue lumière de juin la toile, noire et tango, se teintait d’un orangé serein. La consigne était de laisser  même Rochebonne à bâbord pour garder le spi, mais nous avons tenus  le  145 pendant un beau quart de minuit à quatre heures, vent et vitesse à 7 nœuds, mer belle. La lune eu la discrétion de s’effacer à 2  heures, histoire de laisser les trois équipiers dans leur silence étoilé. Sur bâbord, hâlo des Sables, puis de Ré, de la Palice et de La Rochelle, c’est Chassiron et Oléron que nous laisserons au quart suivant, le spi fut complété d’un léger « big boy » histoire de de diversifier les manœuvres,  d’enrichir les  angles de vue , et de gagner en vitesse. Arrivée à Port Médoc, le nom branché de la partie plaisance du Verdon, à 19h. Efforts louables de la capitainerie pour transformer ce havre, où le VI fit des prouesses pour apponter souplement, en port d’escale. Et de célébrer notre passage, ces cinq navires regroupés dans l’élégance de leur diversité, par la projection en plein air de cet émouvant documentaire sur la première Transat, où Eric apparait dans son génie et sa simplicité.

Le lendemain les uns purent rallier quelques châteaux prestigieux, d’autres modestement prirent la vedette puis la barge qui permet d’aborder Cordouan. Car un amer mythique peut aussi se visiter. Construit de 1584 à 1611, Henri IV y fit mettre une chapelle, histoire que personne ne doute de son ancrage catholique et aquitain, face à La Rochelle la réformée. (Au moment du débat public sur la réunification des deux rives de la Gironde en une seule région il y a là quelques réminiscences de débats anciens).

Et je tiens de la charmante gardienne du phare que si l’un ou l’une d’entre nous, membres de l’association, voulaient s’y marier, elle obtiendrait de l’évêque le nihil obstat qui est requis. Dans un niche de pierre un jerrican marqué « eau bénite » est à la disposition des postulants.

Et puis ce fut la finale, cette splendide étape Port Médoc/ Bordeaux. Que ceux qui ont embouqué la Loire ou la Seine ne s’y trompent pas : la Gironde c’est plutôt l’Orénoque: les rives sont loin, l’ambiance hauturière, et la combinaison s’impose à 4h30, heure de départ des Pen Duick. Vent de SW, 20 nœuds ; calé sur tribord le VI fera des pointes à 13 nœuds, cap au 160. Ce n’est pas le jour qui s’est levé entre Médoc et Blaye, plutôt la nuit qui s’est effacée, derrière les nuages. Et s’est sous yankee, grand-voile, artimon que nous passâmes Beychevelle sans baisser voile, car les Pen Duick sont  autrement plus fins au vent que leurs estimables devanciers. Le chenal permit de garder la toile, et le flot de gérer une attente devant Bassens, vent contre-courant, pour respecter la priorité à un cargo.

Puis ce fut l’approche de Bordeaux, le pont d’Aquitaine, banalement périphérique, puis l’étonnant Pont Jacques Chaban Delmas , quatre piles profilées dans l’axe de la travée, légèreté du béton et transparence des structures,  précédées de gabions à l’ancrage rassurant. L’ouvrage, mis en œuvre par les architectes Virlogeux et Lavigne, et le Bureau d’Etudes Egis qui reçut à ce titre en 2013 le Grand Prix de l’Ingénierie, fut réalisé dans un groupement piloté par Vinci. Jean Marc Tanis, l’ingénieur chef du projet chez Egis nous en fera les honneurs : une charpente métallique digne d’un château ou d’un phare royal. La masse impressionnante de ce tablier profilé, allégé, se leva, se retira plus haut à 12h45, pour former une exceptionnelle porte d’entrée en ville aux Pen Duick. A bord de canots un peu vintage, Gérard Petipas, Jean Pierre Couteleau, la presse, nous obligent à soigner nos derniers bords. Un Cessna ne loupe pas un passage, pas un angle de vue aérienne. Un dernier bord au prés, parallèle au pont jusque en rive sud, et nous laissons porter, presque jusque à l’empannage, pour passer à 12h59 pour le VI sous les espars qui bordent le tablier. Encore quelques bords urbains serrés, affalage et amarrage devant le Pont de Pierre. Les façades XVIIIème forment un  décor aristocratique  qui  répond au classicisme  de nos coques et de notre mature. Les Banques Populaires ont leur siège régional rive droite, en face, et nous levons leur pavillon. 

Sur le quai les Bordelais, leurs élus, applaudissent notre finale. Le vent et le flot nous avaient menés de l’Océan au cœur de la ville, de la puissance de la houle devant Cordouan à l’élégance urbaine. Merci à tous ceux qui ont conçus et permis ce parcours.

                                                                                                      Bordeaux le 5 juillet 2014

                                                                                                             Philippe Segretain

 

 



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