Récits et témoignages

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Mon convoyage a bord de Pen Duick II

par Jean-Marc Eutrope

"Je suis né la même année que le Pen Duick II.
Celle-là même où Éric Tabarly a écrit la plus belle et indélébile page de la voile française.
Pour mes 10 ans, ma sœur (très) aînée, elle même férue de voile, m'a offert un exemplaire (même pas dédicacé) de "Victoire en solitaire, Atlantique 1964" . Combien de fois l'ai-je lu ? Sûrement plus de dix fois.
Bercé par les exploits, le courage, l'abnégation et la modestie de ce marin d'exception, j'en suis resté au stade d'une plaisance qui, bien qu'obscure, ne m''en apporte pas moins les plus grandes joies.
À bord de l' Agapée, mon bateau, je m'efforce d'y faire prévaloir, très modestement, les valeurs qu'Eric Tabarly à gravé dans ma mémoire. Sans le savoir.
En devenant logiquement adhérant de l'association, je permettais, un peu, de perpétuer ce mythe et, pourquoi pas, de confronter mes rêves à la réalité.
Et ma demande d'embarquement à bord de Pen Duick II a été exaucée.

Samedi 18 septembre, départ de Sète.
Après un voyage en train de 8 heures, arrivée de nuit à Cherbourg, à pied jusqu'au port Chantereyne et, là, sur le ponton J désert, une apparition : Pen Duick, le V et le II à couple du III, un signe de la main du skipper, quel accueil ! Pour moi tout seul ?
Je crois même que j'ai écrasé une larme.

Dimanche 19 septembre, pour cause de météo défavorable, nous restons à quai, en profitons pour faire un tour à la Cité de la mer et achevons cette journée par un dîner convivial partagé avec le très sympathique équipage du III. Au menu, un bœuf Strogonoff cuisiné d'assis à la gaziniere du II.

Lundi 20 septembre, appareillage pour Brest, les quatre bateaux navigant de concert pour un passage mémorable du Raz Blanchard, ses incroyables courants de marée et sa mer particulièrement agitée.
J'en profite pour presser le skipper de questions techniques, météorologiques ou encore de navigation auxquelles il y répond toujours de bonne grâce, de manière précise et concise.
Las, une veste de quart négligée et quelques paquets de mer bien placés ont eu assez facilement raison de ma fringuance méditerranéenne, accrochée à une hypothétique fin d'été. 
Résultat ? Des quarts non assumés et une agonie de plusieurs heures recroquevillé sur ma bannette. Le skipper, évidemment impliqué et élégant, me remplaçant sans mot dire.

Mardi 21 septembre au matin, un peu honteux d'avoir failli mais regaillardi par une collation bienvenue proposée par un skipper décidément aux petits soins.
A en croire les indiscrétions d'Olivier de Kersauzon, le mal de mer frappe même les marins de légende.
Au fond, mon passage sur le II aurait-il la même valeur (ou saveur) si, à mon tour, je n'en avais pas été frappé ?
Et, sans doute dois-je relier cet épisode à la frousse de n'être pas à la hauteur de mes rêves.
Bref, je me console comme je peux...
Debut d'après-midi, arrivée groupée à Brest, mise à couple du III et de Pen Duick.
Les voiles d'avant pliées, le pont rincé et la cambuse briquée sonnent déjà l'heure du retour.

Un petit mot pour conclure à propos du matelot, volontaire du service civique, qui m'a accompagné jusqu'à la gare. J'ai eu le privilège de cotoyer un jeune homme affable, impliqué et compétent. Je ne doute pas un instant de ses capacités à devenir ce qu'il est.

Merci à toutes et tous d'avoir contribué à réaliser mon rêve et longue vie à l'association !

Jean-Marc Eutrope
Adhérent 6005"

Septembre 2021

Du monde sur l'eau

par Philippe Segretain

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Du monde sur l’eau !

Métallique, anguleuse, la coque de Pen Duick V dialogue avec ces piliers, ces mats, ces pales de métaux novateurs qui se dressent sur le banc de Guérande, ces éoliennes controversées très présentes à quelques miles dés la sortie de la baie de La Baule. Ces nouvelles balises bordent la zone où les Pen Duick, ces voiles de légende, ont régaté quelques heures auparavant. Notre côte, moins peuplée l’hiver que ce 15 août toutes voiles dehors, n’est donc plus seulement partagée entre pêcheurs, plaisanciers, et, au loin, cargos et portes containers, elle devient un élément de notre autonomie énergétique. Le V, en route pour Lorient, passe La Turballe, ce port sardinier qui se transforme en outil industriel de la maintenance des éoliennes. Le phare du Four jalonne donc aujourd’hui un espace marin où cohabitent des fonctions, des métiers, des plaisirs si divers. Il y avait du monde sur l’eau.

Entre Hoedic et Houat, mer peu agitée à agitée, vent montant vers un quatre bien établi. Sur notre bâbord se rassemblent une trentaine de bateaux, pêcheurs, plaisanciers sur de belles coques, toutes sortes de hors-bord, un petit navire de passagers qui relie ces îles au continent et la vedette de la SNSM qui viendra nous saluer. Ces bateaux forment une large boucle : c’est le 15 Août, fête très célébrée en Bretagne,  mémoire des péris en mer; nous sommes déjà trop loin et ne pouvons que deviner la gerbe jetée. L’océan ce matin là accueillait aussi la dimension spirituelle des marins, dans leur diversité.

Après la Teignouse les choses devinrent sérieuses. Un près très serré pour doubler Quiberon sans pouvoir abattre avant Groix, des vagues formées. Les instructions précises, les réglages fins et la sérénité de Maxime notre skipper permettent à Julie et moi de barrer vers le chenal de Lorient, la lisse souvent dans l’eau. Barrer peut aussi être un exercice physique. Maxime a hâte de retrouver la base car ces convoyages et ces régates furent des journées longues et denses. Nous serons heureux de l’inviter à dîner ce soir pour marquer la considération que nous portons, nous marins d’occasion ou sportifs confirmés, aux skippers qui font naviguer les Pen Duick et nous offrent ces heures exceptionnelles. Sur cette mer habitée des équipages de rencontre forment tout de suite une équipe.

Merci à tous ceux qui nous le permettent.

Entre 18 et 20 heures nos bateaux étaient tous au ponton, rejoints dans la nuit par le VI. Beauté de cette flotte dans la lumière du Levant.

Guérande, le 16 août 2021,

Philippe Segretain

En mer je laisse traîner ces lignes...

par Philippe Segretain

"La Baule-Quiberon : les lecteurs de cette lettre ont tous vécu des navigations plus ambitieuses, mais la mer s’impose dès le moteur coupé Pointe de Penchateau : certes mer calme à peu agitée, ciel gris, bruine  et averses, banal oui, mais des éclairs strient la nuée rose du matin et donnent au paysage sa dimension ; oublie la côte, c’est l’horizon qui s’impose…

Basse Love, Le Four, Les Cardinaux, ces amers ont orienté nos parcours et nous situent dans la vie mais ce matin-là sur le Canal 16 de la VHF une voie angoissée, hachée, raconte une panne de moteur « à l’Est d’Hoëdic ». Patience, pédagogie, calme de la personne qui prend l’appel au CROSS d’Etel mais l’homme en panne ne sait rien dire de sa position, malgré la belle visibilité, et répète qu’il dérive. On finit par apprendre qu’il s’agit d’une vedette blanche qui fut ensuite repérée et ramenée au port mais tout se passe comme si le « permis bateau » ne vérifiait que la capacité manœuvrière au moteur sans exiger de capacité à comprendre, se situer, anticiper en mer…

Naviguer sur Pen Duick II, avec son skipper Maxime, et son agile second Simon est au contraire un beau moment d’intelligence de la mer. D’abord découvrir à la barre le II sous différentes allures, se faire piéger, comme un gamin sur son dériveur, par une saute de vent du SW au NW et gérer yankee et trinquette à contre, appel à la modestie. Et puis échanger avec le skipper : il avait su accueillir pendant Les Voiles de Légende à La Baule des soignants de Saint Nazaire heureux de leurs journées à bord. Et très vite on revient à sa stratégie : le bateau est attendu à Granville : de l’heure de la renverse à La Teignouse, au vent prévu le lendemain pour aborder le Raz puis le Four, une vision pragmatique se dessine.

Naviguer, certes et la lumière sur Quiberon était belle ce soir-là, mais se former aussi  auprès de marins plus seniors, un luxe.

Merci à l ‘Association"

Le 11/08/20

Les Pen-Duick à La Rochelle - juillet 2019

par Michel Bachellerie

"Lors de l’AG, Jean-Pierre COUTELEAU a évoqué l’idée de personnes ressources localement. Dès la fin de la réunion, je me suis manifesté auprès de lui, prêt à consacrer un peu de temps à cela.
De passage à Lorient en juin pour une « superbe virée dans les Îles» sur Pen-Duick III (c’est une autre histoire), j’ai confirmé ma disponibilité auprès d’Odile. Un contact téléphonique à Yan Salaün, l’un des journalistes de France 3 La Rochelle s’est concrétisé par un très beau reportage, Marius (skipper de Pen Duick III) l’ayant accueilli à son bord. Un passage de présentation à l’émission régionale du samedi puis un reportage plus étoffé avec prise de parole de Jean-Pierre, Marius et Mathieu le dimanche soir ont donné une bonne visibilité tant aux bateaux qu’à l'Association.
Une invitation avait été lancée auprès des membres locaux de l’Association pour se retrouver autour d’un film de Dominique Pipat et Laurent Cadoret "Tabarly, coureur d'océans", retraçant l’épopée des Pen-Duick et donc, cela ne faisant qu’un, la vie d’Eric. Ce fut l’occasion pour moi de réaliser quelques photos des bateaux sortis samedi pour accueillir l’arrivée de leur ainé, Pen-Duick. C’est l’une des premières sorties lointaines depuis sa restauration, Mathieu témoigne des premières constatations qui vont dans le bon sens (Cf : vidéo Fr3).
Je navigue régulièrement sur les Pen-Duick et j’ai eu l’occasion de témoigner de la magie « Tabarly » à bord. Cette fois, arpentant le quai de l’avenue Michel CREPEAU remontant des Minimes au Vieux Port pour les clichés, j’ai vécu l’émerveillement de passants anonymes qui apercevaient les Pen-Duick. Certes, il a fallu parfois remettre les choses un peu dans l’ordre au niveau des commentaires entendus. Mais la mémoire et les témoignages de sympathie pour Eric sont bien présents même si j’ai pu constater par ailleurs le manque de connaissance des plus jeunes générations. Il y a là un vrai challenge à relever au niveau de notre association.
Lundi mardi et mercredi, les pontons ont accueilli de nombreux rochelais et touristes ravis de pouvoir admirer ces bateaux de légende et toujours autant captivés par les récits et les échanges avec les skippers et leurs seconds renforcés par les membres locaux.
Mercredi les bateaux sont sortis à la rencontre des arrivants de la Coupe des 2 Phares - Patrick Schnepp (fondateur du musée maritime de La Rochelle) entre Douarnenez et La Rochelle. La remontée du chenal depuis Richelieu jusqu’au Vieux Port fut une parade pendant laquelle les Pen-Duick ont fait honneur à leur réputation. Invités d’honneur, placés en tête, ils ont été très applaudis par une foule dense massée sur les quais du Vieux Port. Il faut dire que les quatre bateaux apparaissant entre la tour St Nicolas et la tour de la chaîne, ça devait avoir, comme on dit familièrement « de la gueule ». La présence à bord de Pen-Duick V, ouvrant la marche, de notre président Jean-Pierre COUTELEAU y a également contribué !
Une belle nouvelle page écrite par les Pen-Duick et leurs équipages lors de ce passage en terre rochelaise. Vivement de nouvelles sorties (je pense à la Méditerranée…) pendant lesquelles la représentation contribue à toujours communiquer, témoigner et transmettre tant l’Homme exceptionnel que le patrimoine maritime unique qu’il nous a laissé."

Lien France 3 La Rochelle
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/la-rochelle/quatre-cinq-pen-duick-eric-tabarly-rassembles-rochelle-1699196.html

Régate La Trinité – Cowes, Juillet 2018.

François Tollemer

"Dimanche matin, D-Day, le grand jour est enfin arrivé ! Départ en train sous un soleil des plus estival pour La Trinité-sur-Mer. Arrivée l’après-midi au port, devant le siège de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer, Pen Duick III resplendit avec sa coque noire repeinte à neuf et son carénage blanc immaculé qui distille à merveille de magnifiques reflets aquatiques, le soleil radieux faisant le reste. Après avoir fait connaissance avec la majeure partie de l’équipage, nous allons prendre un verre en terrasse avec vue sur l’ensemble du port qui baigne dans une chaleur toute maritime et une ambiance de course. C’est l’heure de la préparation ! Les prévisions météo annoncent toutefois des conditions des plus clémentes, pour ne pas dire anticycloniques. En l’absence de vents significatifs, la régate serait susceptible de durer d’ici à Cowes…

Lundi, le petit temps annoncé semble malheureusement se confirmer… L’ambiance partagée par l’équipage au complet est néanmoins au beau fixe. Prenons un sandwich : quand l’appétit va, tout va ! Puis larguons les amarres pour s’aligner sur la ligne de départ, l’occasion de découvrir la propulsion de Pen Duick III sous grand-voile de misaine et wishbone avec spi. Très convaincante dans ce petit temps, en sorte que nous franchissons la ligne avec une bonne vitesse relativement au faible vent sur le plan d’eau. Après un trou de vent plus prononcé, nos concurrents directs, plus légers, filent, avant que nous touchions à notre tour la brise thermique, le long de la côte, qui nous permettra de revenir sur eux. Bravo à notre skipper et au tacticien qui démontrent que Pen Duick III est fidèle à sa réputation !

Dans la nuit, des dauphins jouent autour de la coque, offrant un ballet resplendissant, les gerbes d’eau engendrées par leurs déplacements étant toutes blanches réfléchissantes sous la lumière lunaire. Magie de la nature. Après ce spectacle de fin de quart, au repos dans ma bannette, le bruit de l’écoulement de l’eau sur la coque, inhérent aux Pen Duick, poursuivra l’heureuse réalité de ce jour devenu rêve tout au long de mon sommeil. Ce qui n’est à l’occasion pas sans me rappeler une certaine rythmique lue dans un livre d’Olivier de Kersauson, Ocean Song. La flotte passera la majeure partie de la nuit regroupée jusqu’au réveil, au phare de la Jument, où un fort courant marin l’éparpillera alors brutalement."

En ce mardi, à l’entrée du Raz de Sein, un choix des plus stratégique s’impose à nous : rejoindre Cowes par le large, plein nord versus prendre une option à terre, au nord-ouest, en passant par le Cap de la Hague ? Le vent est alors insignifiant. Après réflexion, ce sera finalement l’option plein nord qui sera privilégiée. Mercredi, à l’aube, après un magnifique lever de soleil, la « pétole » manifestement se poursuit pour définitivement perdurer tout au long de la matinée… Sous le soleil ardent, la mer est d’huile. Après des maniements à répétition du génois, du spi, des efforts non comptés de tout l’équipage et moult hésitations…, 13H sonne irrémédiablement l’heure de l’abandon avec la mise en route du moteur. L’excitation de la course laisse alors la place à des activités diverses et variées : pêche au maquereau, mots croisés,…, échanges radio avec d’autres concurrents en quête d’informations sur l’état du plan d’eau ou émanant du Comité de course. Le plan d’eau est une vraie mer d’huile, comme je n’en avais jamais vu, jusqu’à l’horizon… S’en suivra un quart de nuit intégralement passé sous les rayons lumineux du phare de Weymouth, que j’avais visité dans mon enfance. J’imagine sans peine les lentilles en mouvement à l’origine du faisceau lumineux.

Après une nuit des plus calme, mer d’huile, le calme plat ! Ce jeudi matin est cependant marqué par une arrivée à hauteur des mythiques Needles. Le moins que l’on puisse dire est que le décor est fidèle à sa réputation. Croisons de vaillants et émérites concurrents, toujours en course, sur de récents bateaux affutés, gréés de belles voiles carbones qui se font entendre à chaque manœuvre. Dans le même temps, privilégiant la course Cowes-Dinard à venir, les abandons se multiplient. Pen Duick III remonte le Solent à la voile et sur le pont, les manœuvres s’enchaînent à nouveau, dans la joie et la bonne humeur, jusqu’à son amarrage au quai d’honneur.

Malgré la faiblesse du vent, cette échappée belle partagée avec l’équipage et les quatre membres de l’association restera un souvenir immarcescible de navigation. Un grand merci à tous, Maxime, Brivaël, Tanguy, Tim, Patrice, Fred, Mikaël et bien évidemment à l’Association Eric Tabarly qui rendent possibles ces navigations. Trugarez-vras ! Bon vent et longue vie à l’ensemble des Pen Duick.

Saint Quay Portrieux

par Jean Le Gren

"Fin mai j'ai eu le plaisir de naviguer pendant deux heures sur Pen Duick VI, se fut un réel bonheur, et ceci grâce à un super Skipper SIMON qui a été d'une grande gentillesse.
Nous étions une douzaine de personnes étant le seul de l'Association j'ai demandé des bulletins d'adhésion à SIMON que j'ai distribué à chaque participant, certaines personnes paraissaient intéressées, j'aimerai savoir si cela à débouché sur de réelles adhésions ???
A la prochaine dans les Cotes d'Armor
Un grand merci à SIMON"

Navigations sur Pen Duick III et sur Pen Duick VI

par Marie-Fréderique Alalinarde

"Bonjour à tous,

Je prends enfin le temps de partager mon ressenti sur mes navigations à bord des Pen Duick entre avril et août ainsi que quelques photos.
Eric Tabarly un très très grand monsieur, surtout pour moi simple terrienne. Je me souviens avoir dévoré son livre "Mémoires du large" et y avoir découvert l'histoire de ses bateaux. Les "Pen Duick" ces mots donnent des frissons, donnent envie de prendre le large. Ces bateaux font parti de ceux qui m'ont fait faire beaucoup de kilomètres, parfois seulement pour les admirer à quai ou au mieux évoluer avec élégance sur l'eau.

Comme pour beaucoup de monde, cela n'était qu'un rêve. Je ne pensais vraiment pas avoir, un jour, la chance de naviguer sur l'un de ces mythiques voiliers. C'est une de ces lignes que l'on écrit dans un coin de sa tête, qui fait partie d'une liste réduite de moments précieux et magiques à vivre!
Et puis, lors du dernier salon nautique j'ai échangé avec Odile. Merci! J'ai ainsi découvert que c'était à portée de main. Incroyable! Lors du salon, j'ai bien sûr fait la visite de Pen Duick III avec cette sensation étrange : visiter un bateau hors de l'eau, dans un hall à Paris. Cela à moins de saveur que dans son élément, mais ce fût un beau moment tout de même. 

Décembre, janvier, février, mars, avril,...les mois se sont écoulés, et la date de l'assemblée générale est arrivée ainsi que les dates de croisières. Soulagement, certaines de ces dates correspondaient à mes vacances. Quelle chance! Je me suis alors inscrite pour la croisière du 29 avril au 1er mai.

Le 28 avril au matin, mon réflexe avant l'assemblée fût bien évidemment de passer voir les bateaux. Nous étions nombreux depuis le quai à les admirer. Dans l'après-midi, j'ai pu monter à bord de Pen Duick III pour une sortie dans la rade de Lorient. Être à bord de Pen Duick III et voir les autres évoluer, ce fût un moment fort, un moment magique!

Comme je devais embarquer pour la croisière du 29 avril au 1er mai sur Pen Duick VI, j'ai pu dormir à son bord le 28 au soir. Enfin dormir, c'était tellement fou d'être à bord. Le 29 au matin, nous avons appareillé. Ces trois jours furent fait d'échanges chaleureux et de bonne humeur. Nous avons eu plaisir à vivre ces moments uniques ensemble sur le bateau mais aussi à terre : promenades dans Sainte Marine puis sur Groix. Et pour moi une sensation d'une incroyable intensité: être à la barre de Pen Duick VI au large de Sainte Marine, debout sur les sièges, se cramponner à la barre et profiter de l'instant. L'envoi du spi au large de Groix a été le clou final de ces 3 jours. A la fin de notre croisière, j'ai eu dû mal à réaliser. Et pour être honnête, je n'en reviens toujours pas!! Reprendre la route ensuite fût compliqué.

Le 1er août, j'ai embarqué sur le convoyage d'une journée à bord de Pen Duick III entre Lorient et Noirmoutier. Après une grande partie au moteur, ponctuée par deux fois par la vue de groupes de dauphins, nous avons pu hisser les voiles vers 17h. J'ai eu la chance de barrer cet élégant voilier. Non sans peine, car je suis peu habituée à la barre franche et il réagit vite. Là encore, l'envoi du spi fût un instant magique. Notre arrivée tardive au port de l'Herbaudière ne me permit pas de repartir de suite. J'ai passé la soirée et dormi sur le bateau. Dur dur le départ le lendemain.

Sachant les bateaux à Pornichet lorsque je suis repartie de Bretagne une semaine plus tard, je n'ai pu résister au plaisir de passer les voir. A mon arrivée, ils évoluaient sur le plan d'eau juste devant le port de plaisance. Avant de reprendre la route, je suis allée les saluer ainsi que leurs équipages.

Merci à l'association, à son bureau, à ses membres actifs pour tout le travail accompli et ainsi nous permettre de naviguer sur ces magnifiques bateaux.
Merci à vous Gérard Petipas pour avoir mené cette association et à Jean-Pierre Couteleau d'avoir pris votre suite.
Merci à Odile pour son dévouement, sa gentillesse et son écoute.
Merci aux équipages de tous les bateaux pour leur accueil; et plus particulièrement : sur Pen Duick VI à Simon, Laurent et Tim; sur Pen Duick III à Maxime et Brivaël; pour leur patience, leur écoute, leur bonne humeur et leur professionnalisme.
Merci à mes co-equipières et co-équipiers; pour les moments chaleureux, les conseils, les témoignages : sur Pen Duick VI : Claire et Jean-Claude, Sophie, Vincent, Damien et Christian (Tintin); sur Pen Duick III: Justine, Julien et Tanguy.

Au plaisir de se recroiser en mer ou à terre!
A bientôt.

Marie-Frédérique"

Saison 2019

Régate La Trinité – Cowes Juillet 2018

par Patrice Unal

"Rendez-vous dimanche soir à La Trinité au quai des grands voiliers !
Le jour dit, nous retrouvons Pen Duick III amarré sur ce quai prestigieux, entouré de bateaux de courses renommés.
Nous sommes huit à bord de Pen Duick III Maxime le skipper, Brivaël le second, Tanguy le navigateur/tacticien, Tim le matelot bondissant et efficace, et 4 membres de l’association : Fred, Mikael, François et moi.
La course la Trinité Cowes (350 miles) organisée par la SNT, permet aux voiliers qui veulent participer à la course du RORC COWES-Dinard, de se rendre sur l’ile de Wight en course. Il n’y a pas de marque de parcours, il faut contourner la Bretagne, traverser la Manche et remonter le Solent.
Le lundi matin après le Briefing et quelques courses, nous embouquons la rivière du Crac’h destination la ligne de départ. Pen Duick III est ici chez lui…
Le vent de nord-est au moment du départ nous promet du portant, nous préparons donc le Spi et la fameuse grande misaine (voile carrée, tenue par un wishbone établie entre les 2 mâts). Quelques minutes avant le départ tout est hissé et c’est bien lancé, tout dessus que nous franchissons la ligne.
Après une période de flottement en raison d’un vent faible et instable, et suite à une bonne option de notre skipper et du tacticien, nous attrapons enfin une veine de vent le long de la pointe de Quiberon et prenons la direction de Penmarc’h.
Les chevaux sont lâchés : tiré par sa grande misaine, très performante et son grand spi, Pen Duick III bien calé sur son bouchain accélère et remonte certains de ses concurrents. Chez ceux-ci, les appareils photos sont de sortie pour immortaliser le passage de la mésange à tête noire numéro 3 dans toute sa beauté.
En fin de journée nous avons droit à un dîner roboratif, très apprécié (merci au skipper à son second !) c’est une tradition sur les Pen Duick on mange bien quelles que soient les conditions ! C’était déjà le cas du temps de Eric Tabarly paraît-il.
Il faut maintenant s’organiser par quart de deux, le skipper et son second étant hors quart prêts à intervenir. La course se poursuit avec des barreurs concentrés et des équipiers optimisant les réglages des voiles.
Pour ceux qui sont hors quart, c’est le moment de rejoindre les bannettes pour récupérer. La rêverie aidant, nous y sommes avec Eric T, Olivier de K, Gérard P, et beaucoup d’autres qui, sur toutes les mers du monde, ont, eux aussi, réglé l’inclinaison de leur bannette en fonction de la gite et se sont endormis bien calés contre la coque, confiant en Pen Duick III qui transperce les vagues sans ralentir .
A Penmarc’h Max et Tanguy décident de passer au vent de la flotte en s’enfonçant dans la baie d’Audierne pour bénéficier du contre-courant favorable. Bien vu ! à l’entrée du Raz de Sein, mardi au petit matin, Pen Duick est dans le premier tiers au contact avec les meilleurs.
Mais il faut maintenant tirer des bords et remonter plein nord contre le courant et contre le vent mollissant, mollissant…
Nous nous accrochons et parvenons à sortir du Four dans l’après-midi avant la renverse.
Il y a maintenant une option a prendre pour traverser la Manche : passer au nord ou au sud de la DST (zone de séparation du trafic). Notre skipper décide de passer au nord pour essayer de limiter les effets de la bulle sans vent qui couvre alors toute la Manche. Ce sera en définitive le choix de la majorité de la flotte.
Mais peine perdue, après une nouvelle nuit d’effort pour faire avancer le bateau sans vent au milieu du rail montant et descendant, il faut se rendre a l’évidence : compte tenu de l’absence de vent pour les heures à venir, confirmée par les prévisions météo, nous ne pourrons pas arriver à Cowes avant jeudi soir, heure de fermeture de la ligne d’arrivée. Avec beaucoup de regret, et comme la majorité des concurrents, nous décidons mercredi en fin de journée de mettre en route le moteur pour rejoindre l’ile de Wight.
Jeudi matin, nous sommes au niveau des Needles et bénéficiant d’une petite brise côtière et d’un courant favorable, nous réussissons à remonter le Solent, à la voile, jusqu’à l’entrée dans la marina de Cowes. Nous entrons dans cette marina mythique, toutes voiles hautes, pour le plus grand plaisir des photographes locaux qui reconnaissent et mitraillent Pen Duick III.
Pen Duick III est maintenant amarré à « sa place » au quai d’honneur entouré de magnifiques voiliers classiques, qui préparent la Classic Week of Cowes et de voiliers modernes, très affutés qui participeront à Cowes Dinard le lendemain.

A la soirée de fin de régate Antoine Croyère, président de la SNT (et administrateur de l'Association Eric Tabarly), se réjouit de la participation de Pen Duick III à cette régate, félicite chaleureusement Maxime le skipper et provoque les applaudissements de l’ensemble des concurrents et la fierté de l’équipage qui arbore les couleurs (chemises) de l’Association Eric Tabarly.
Une belle semaine se termine, merci à Maxime , Brivaël et à tout l’équipage, très compétent et très sympathique. Merci à tous ceux qui ont rendu cette semaine possible.
Longue vie aux Pen Duick sur toutes les mers et longue vie à l’Association qui leur permet de naviguer."

Lorient-Bordeaux, juin2018

Inconnu

"13 juin 1976: Un lycéen se rêve participant à l'OSTAR en contemplant au dessus de son bureau le poster de Pen Duick VI et son légendaire spi rouge et noir .
13 juin 2018: quelques années plus tard et beaucoup de leçons d'humilité marine, le lycéen devenu adulte debout sur son rêve et contemple ce même spi rouge et noir qui enfle et fait voler la "Mésange Noire" à plus de 12 noeuds sur la Gironde!
Quelques heures plus tard, alors que Pen Duick gîte pour rejoindre le Port de la Lune en plein coeur de Bordeaux, l'Hermione rend le plus beau des hommages à Eric Tabarly en tirant un coup de canon sous les applaudissements de son équipage.
Quel symbole et que d'émotions vécues depuis Lorient, malgré les trombes d'eau de la nuit et la nausée du "trop terrien", pour ne conserver que l'extraordinaire équilibre de la carène dont l'étrave est un terrain de jeu pour les dauphins!


Merci à vous commodore Petipas et tous ceux qui ont fait que les bateaux d'Eric fendent les flots plutôt que les regarder pourrir au fond d'une ria ou d'un port.
Merci à toi Simon, skipper aussi discret et drôle qu'intelligent et talentueux, tout comme à Laurent et Tim, sans oublier l'adorable Odile.
Merci à toi mon frère qui vient de me permettre de vivre un rêve de toujours!"

Convoyage à Bordeaux 10 au 14 juin 2018

par Michel Bachellerie

"Encore et toujours les mêmes sensations ressenties en navigant une nouvelle fois sur le magnifique Pen Duick VI. Je me répète à chacun de mes commentaires de sorties mais ce bateau, comme j’imagine tous les Pen Duick ont une âme, une présence. Le charisme de celui qui en a fait des légendes et qui a suscité tant de vocation opère ! Nous en débattions Katel et moi pendant la descente de la Gironde, il se passe quelque chose entre les personnes présentes à bord ; Katel a eu la bonne formule : « Par rapport à tout ce que représente le bateau et toutes les émotions qu’il procure, il est impensable et il serait indécent que les navigations se passent autrement que dans l’harmonie constante et la bonne humeur ». J’ajoute que les qualités tant professionnelles qu’humaines des permanents Simon, Laurent et Tim y contribuent aussi grandement.
Convoyage très spécial puisque les hasards du calendrier font que nous sommes à bord ce 13 juin, journée très particulière pour notre association… Nous quittons Royan avec le Pavillon National ceint d’un ruban noir que nous porterons jusque sur les quais de Bordeaux. J’ose écrire ici que lors d’un apéritif improvisé ce 13 juin, l’un d’entre nous, nous a invités à porter un toast à la mémoire de celui qui est à l’origine de notre présence aujourd’hui sur ce pont. Si cela choque quelqu’un en lisant ces mots, je m’en excuse par avance mais la spontanéité et l’émotion ressenties traduisaient alors notre respect et notre humilité quant à la personne honorée.
La descente de la Gironde est fort agréable. Sous spi à 12 nœuds avec l’aide du courant de flot, nous embarquons, grâce à la participation du canot de la SNSM de Paulhiac, deux passagères du service communication de la Banque Populaire d’Aquitaine. Elles filment et diffusent en direct sur le site local de la banque.
L’arrivée sur Bordeaux est un moment grandiose. C’est toujours sous spi que nous abordons le pont d’Aquitaine. En attendant l’ouverture du pont Chaban-Delmas, nous rejoignons Pen Duick II et c’est à ses cotés que nous le franchissons de nouveau. Après le pont Chaban-Delmas, nous faisons le spectacle en tirant des bords en virant au plus près des spectateurs présents en grand nombre sur les quais. Nous sommes salués au canon par l’Hermione déjà à quai. N’étant pas certain de pouvoir passer sous le pont de Pierre (un peu d’humour, ça ne fait pas de mal), c’est au quai de la Lune devant le Miroir d’eau et la place du Commerce que nous amarrons les deux Pen Duick.
Le lendemain nous recevons des groupes de la BP d’Aquitaine. Nous sommes plusieurs à proposer notre aide pour l’accueil et les visites. La MAGIE Pen Duick opère; Les questions sont nombreuses, l’émotion est certaine, parfois même visible. L’étonnement face à certains de nos commentaires voire l’émotion que suscite notre récit est palpable; Les uns découvrent la bannette et la table à carte toujours horizontale, d’autres s’émerveillent de l’astuce et de l’intérêt de la « selle à cuisiner». Les yeux se froncent à l’idée que nous sommes 14 à manœuvrer alors qu’Eric Tabarly a remporté la Transat 76 en solitaire !
Certaines personnes que nous retrouvons le soir à la réception Banque Populaire à laquelle nous sommes conviés, nous interpellent et nous questionnent encore dans le prolongement de leur visite.
Encore et toujours une immense reconnaissance à tous ceux qui œuvrent afin que perdure cette aventure. Un grand merci aux trois bonhommes qui inspirent autant de confiance à bord, qui nous supportent et nous conseillent avec efficacité et bonne humeur. C’est que du bonheur !
Bonne navigation et profites bien Simon de ton périple dans le grand nord, bons quarts de nuit à toi Laurent pour pouponner et enfin bon séjour à la fois dans la physique et chez les « british » pour toi Tim.
A bientôt,"

Convoyage St Quay Portrieux Lorient du 01 au 03 juin 2018

par Michel Bachellerie

"Retrouvailles avec Simon et Pen Duick VI après la croisière des «privilégiés» de l’été dernier au Fastnet, c’est une immense joie de pouvoir à nouveau ressentir et partager ces émotions si particulières à bord de ce bateau. Je découvre Laurent et Tim qui complètent l’équipage. Un premier repas pris en commun avec les équipages de tous les Pen Duick permet de faire connaissance.
Vendredi matin départ au petit matin avec peu de vent mais c’est sous voiles que nous remontons plein nord pour contourner Bréhat. Dés les premiers bords, j’apprécie vraiment les retrouvailles avec Pen Duick VI, je retrouve des repères et très vite me sens à l’aise à la manœuvre. Il faut dire que Simon, Laurent et Tim par leur professionnalisme, leur calme et leur pédagogie y contribuent grandement.
Nous apercevons encore un moment les autres Pen Duick lorsque nous faisons cap sur les Sept Iles mais le vent faiblit et de plus pointe à l’ouest. C’est au moteur que nous découvrons le sommet enneigé de l’ile Bono. Les fous de Bassan qui s’y reproduisent par milliers donnent une impression surréaliste à ce lieu, une vraie merveille.
La côte défile, Simon annonce les bordées, Laurent nous concocte un plat chaud dont il a le secret tandis que la nuit prend place discrètement. Les quarts se succèdent, Simon décide d’un arrêt à l’Aber-Wrac’h. Superbe manœuvre de marche arrière dans le port à 0h30 et c’est à 6h30 que la sortie est l’occasion d’un magnifique lever de soleil sur le phare de l’Ile Vierge et toute la côte rocheuse le long du chenal. Eole toujours dans sa bannette, c’est au moteur que nous rejoignons le chenal du Four qui ce jour est très calme. Nous faisons maintenant du sud, un petit vent se présente, la chance étant de notre coté, il est au sud…Comme disent les bretons, c’est un vent de tourne-pif !
Nous sommes devant le raz de Sein à la basse mer, Simon nous dégotte une petite crique toute proche de la baie des Trépassés pour attendre le moment favorable en fin de flot.
Une sieste plus tard, c’est en compagnie du Pen Duick V que nous nous dirigeons vers les cailloux proches de la pointe du Raz. Simon nous fait passer dans le trou de souris baptisé «Trouz-Yar» où seulement 80m environ séparent la roche bâbord et l’ensemble de rochers nommés «Gorle Greiz». Instant magique qui marque une navigation, félicitations au patron !
Le courant favorable nous aide à descendre sur la pointe de Penmarc’h. La nuit se passe avec pour les uns des seaux d’eau sur la tête de leur quart et pour d’autres dont je suis un vent favorable et fort sympathique pour un quart sec entre 3h et 6h. Quelques dauphins, je crois reconnaître ceux déjà rencontrés en descendant du Fastnet en août, font un bout de chemin à nos cotés à la plus grande joie des photographes.
Nous arrivons à Lorient non sans avoir essuyé une petite averse devant Groix histoire de rincer les cirés. Un convoyage fort agréable dans une ambiance très sympathique, il semble qu’une certaine magie opère sur ce bateau mythique, dans lequel raisonne une présence certaine.
Merci aux trois compères Simon, Laurent et Tim qui composent l’équipage, de bien belles personnes, ainsi qu’à mes comparses Josiane, Jean-Bernard, Marc, Bernard et Jacques avec lesquels j’ai partagé tous ces bons moments.
Je n’oublie surtout pas tout le travail fait au sein de l’association, un clin d’œil particulier à Odile qui reçoit et répond toujours avec bienveillance à nos doléances, merci à tous."

Croisière du 1er Mai 2018 à bord de Pen Duick VI

Christian PAUCHET dit "Tintin"

Croisière du 1er Mai 2018 à bord de Pen Duick 6

"Bonjour à tous,
Que dire de plus que ce qui a été parfaitement résumé par Damien et Vincent sur notre croisière sur PEN DUICK VI du 1er mai dernier, si ce n'est que je m'associe entièrement aux remerciements à tous (bureau de l'Association, et aussi Odile, ainsi qu'à tous ceux que j'ai cotoyé ce week-end là sur PEN DUICK III, PEN DUICK II Le samedi et PEN DUICK VI pendant la croisière du 1/05 et particulièrement à notre chef de bord Simon, et à son second Laurent et à son matelot "bondissant" Tim!
Merci à eux d'avoir réussi à maintenir un esprit de groupe avec tous les équipiers et de nous avoir permis de garder un souvenir "imérissable" de cette croisière sur PEN DUICK VI,
Bon vent à tous,"