
La remontée du Havre à Rouen ...
Il faut un vrai talent à Gabriel, le skipper du VI, autorité et sens de l’animation, pour qu’ une troupe hétérogène, qui ne mérite pas encore le nom d’équipage, soit sur pied avec le sourire à 4h au ponton du bassin des Régates, au Havre. La passe à 4h30, les feux de route des cinq Pen Duick tracent une courbe devant les mâts du port et ceux de la ville, St Joseph, l’hôtel de ville, les grues. A tribord, un porte-conteneurs, toutes boites dehors, un sillage qui nous suggère une route comme si nous partions jouer « La belle », le II et le VI et les trois autres, pour une transat dont le vainqueur aurait été un Pen Duick.
5h15 : Retour à la réalité, le pinceau amical du phare de La Hève nous ramène dans le chenal de Seine. Les lumières de Port 2000 laissent l’autre côté de l’eau dans l’ombre.
7h10 : le Pont de Normandie, la beauté rigoureuse du geste de l’ingénieur comme cadre autour de nos mâts et de nos haubans.
8h15 : Tancarville avant le trois mâts blanc brésilien. Le flot nous pousse pour ce défilé sur l’avenue marine dont Bonaparte et les décisions politiques récentes nous ont rappelé l’importance. Les Pen Duick ne pouvaient pas être absents de cette revue sans enjeu sportif, nous avons regretté de n’avoir pu hisser pour quelques bords au large, mais à l’enjeu symbolique majeur.
10h : Villequier, nostalgie. Cher Victor Hugo, je sais que tu nous attends. Le III, sous grand-voile et artimon à l’élégance de nous doubler.
10h30 : Caudebec : le temps a rendu leur charme le long du fleuve à ces façades normandes détruites et reconstruites. Nous retournons leurs saluts aux enfants des écoles ou des centres de loisirs, oriflammes et groupes turbulents sur les quais. Les haubans du Pont se maillent avec les nôtres devant ces verts multicolores de la forêt de Brotonne.
11 h : à bâbord Abbaye de Jumièges : il n’y a pas que les marins qui ont les yeux tournés vers le ciel. A bord un sympathique groupe de havrais, des voileux au passé sportif respectable, un passionné du patrimoine marin, un pilote de port, nous commentent les terroirs traversés et les usages à respecter dans le chenal. Nous avons, nous aussi, hissé grand-voile et artimon, et au détour d’un méandre la toile prend le vent et le bateau reprend de la tenue, sinon de la gite. Sur la berge les spectateurs apprécient.
Les Pen Duick sont reconnus et salués. Le barreur à l’œil sur la balise suivante et veille aussi sur l’arrière : une barge, une goélette ou un porte-container réclament le milieu du chenal et nous attirent. Attention à l’indicateur de profondeur, chiffres parfois incohérents, un réglage à vérifier cher skipper ?
15h : pour aider Pen Duick à étaler la renverse nous lui passons un bout. Quelques équipiers sont dotés d’appareils impressionnants : les plans larges sur ces navires hauturiers, voiliers ou pétroliers, qui traversent les prés vont être étonnants. Gros plans sur équipiers à la manœuvre sur les barres de flèche d’un trois mats barque. C’est le nombre, la soudaine banalité de cette proximité avec tant de grands navires images de notre histoire marine qui font la magie de cette remontée de la Seine.
16h : Usines, silos, cargos vraquiers, céréaliers ou pétroliers de toutes tailles, grues, portiques et élévateurs, une céréale pulvérulente passe des camions au navire à quai : le fleuve retrouve son rôle d’artère industrielle majeure. Sécurité (no smoking, sur les châteaux arrières), risques de pollution, risque sur l’emploi : nous longeons les cathédrales pétrolières du XXème siècle. Des vikings et de leur premiers havres entre Honfleur et le Marais Vernier aux zones industrielles à l’aval de Rouen, nous avons aussi parcouru le temps.
Rouen : la ville s’annonce puis se laisse découvrir : clochers rives droite et tours rive gauche, et ce pont que nous ne passerons qu’après 22h30.
Accueil efficace des rouennais, un premier rappel des consignes en abordant la zone, puis un obligeant zodiac qui nous guide vers le port de plaisance et le ponton tout neuf, réceptionné le matin même. Les pavillons de l’Association et du partenaire, « La Banque de la Voile » sont hissés. Le III démontre l’élégance d’une manœuvre arrière et d’une trajectoire parfaite pour s’amarrer derrière nous. Pen Duick, le II et le V se mettent à couple.
Les quais sont très animés autour des unités magnifiques que la Grande Armada a rassemblées, de Russie et de Suède, et de France, du Brésil et du Mexique, ce « Cahautemoc » !
Des unités superbes, mais une seule Grande Escadre, les Pen Duick.
Philippe Segretain, Le Havre /Rouen sur le VI, 6 juin 2013.
la remontée de la Seine sur un blog du Havre...
Rouen: visite des Pen-Duick par FR3 Normandiequel accueil ! merci à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette escale.
Dunkerque... tout en haut, là-bas au bord de la Mer du Nord. Les Pen-Duick ont reçu un accueil formidable.
Cette escale, organisée en très peu de temps grâce à l'énergie de Bernard et de Fabrice, a été chaleureuse, et la solidarité de tous alors que Pen-Duick II rencontrait des problèmes sérieux de transmission a bien illustré le soleil que le poète met dans le coeur des gens du Nord.
Les anciens équipiers d'Eric sur "le VI" sont venus en nombre fêter joyeusement l'évènement
Des retrouvailles après bien des années, ou après quelques semaines seulement, et tous ont pris un grand plaisir à se retrouver à Brest à l'occasion de cette fête imaginée par l'Association Eric Tabarly, et plus particulièrement par Gérard Petipas.
Les équipiers, mais pas seulement. Deux anciens DCAN étaient présents à cet évènement. Divy Kerdoncuff et Marcel Simon avaient participé à la construction de Pen-Duick VI, mais également aux opérations de Rio, après le dématage du navire. Ils étaient là, honorés par Brest et DCNS, et ont retrouvé "leur" bateau vendredi matin, pour une rencontre discrète et chargée d'émotion à laquelle Gabriel, skipper de Pen-Duick VI, a apporté toute attention, secondé par Gwen.
le blog de Rubi
reportage FR3 Bretagneplus de 130 adhérents ont fait le déplacement
Notre réunion annuelle s'est déroulée dans la Cité de la Voile Eric Tabarly ce samedi 27 avril. Excellente ambiance tout au long de cette journée. Présentations complètes, échanges directs sans concessions, de la rigueur sans se départir d'une convivialité bien agréable à partager: ce rendez-vous est toujours trop bref. L'Assemblée Générale a installé de nouveaux administrateurs qui apporteront leur savoir-faire et leur enthousiasme:
l'Amiral Yves Lagane, Daniel Poisson et Antoine Croyère, anciens équipiers d'Eric dans la Whitbread, Maxime Pachot, Andy Ausilio.
Nous souhaitons une excellente saison aux cinq Pen-Duick !
les photos de l'AGAprès les travaux d'hivernage, mise à l'eau de Pen-Duick
Pen-Duick VI a été remis à l'eau le 14 mars.
Bernard Rubinstein et Serge Camus nous font partager l'évènement grâce à leurs photos...
le ketch noir a été sorti de l'eau mercredi 6 février
Sur le terre-plein de Keroman, après un petit passage sur le mille pattes de transfert, Pen-Duick VI a été installé pour le chantier d'hiver. Au programme, réparation de la quille, endommagée à Marseille cet été, et un bon carénage bien sûr.
Quelques images de cette mise à terre.
Vision spectaculaire sous le portique de Keroman, quand Pen-Duick VI semble soudain petit dans cet environnement...
saison passionnante, entre Atlantique et Méditerranée
si Pen-Duick avait retrouvé la chaleur du hangar dès le début du mois d'octobre, il a fallu attendre les derniers jours du mois pour voir arriver Pen-Duick III et Pen-Duick VI à Lorient. Le vice-président Gérard Petipas accompagné de Jean-Yves Le Huédé était là pour accueillir les marins et les adhérents embarqués, avec Denis Löchen qui retrouvait les marins avec lesquels il a passé une quarantaine de jours, cet été, tout au long de la tournée méditerranéenne. La fin d'un beau périple? Pas tout à fait la fin, car pour les marins commence alors le désarmement. Tout est débarqué: les vivres restant, les voiles, les tenues de mer. On se rend compte de tout ce que peut emporter un navire pour une saison!
L'agglomération de Lorient a fait aménager le hangar des Pen-Duick afin d'assurer un stockage optimal: mezzanine pour entreposer le matériel, treuils afin de stocker les espars en hauteur.
Les voiles rincées, séchées, le matériel débarqué, Gérard Petipas et Jean-Pierre Couteleau ont fait le point avec Jean-Philippe Hudhomme et Arnaud Le Bescond, skippeurs des deux Pen-Duick: liste des travaux à prévoir pour réparer, mais aussi pour améliorer, matériels à réviser. Merci à Jean-Philippe, à Arnaud, à Carole, à Simon, qui ont préparé un hiver studieux autour des navires. C'est le gage d'un début de saison 2013 sans souci !
Après Bastia, les Pen-Duick se retrouvent tous les cinq à Cannes
vous pouvez retrouver des photos de Bastia dans la rubrique "photo".
Merci à Louis Moutard-Martin qui nous a aimablement communiqué ses photos. Vous pouvez rendre visite à son site:
shipmaniaPen-Duick VI victorieux dans sa classe avec l'Association des Elèves Avocats du Sud-Est et la Banque Populaire
Les Pen-Duick sont à Bastia jusqu'à samedi prochain
plus de photos des étapes Méditerranéennes: "Cap au Sud"l'Armada de Rouen s'est terminée avec le départ pour la grande parade. Vers 9 heures pour les Pen-Duick, ...